A la découverte de la vie d’Alexandra David Néel: une femme qui a eu un destin hors du commun pour son époque

24 Octobre 1868, cette date correspond à la naissance d’une jeune fille qui est vouée à un destin inédit et qui va marquer l’histoire.

Le 24 octobre 1868 marque donc la naissance en France de Louise Eugénie Alexandrine Marie David, qui prendra assez rapidement le surnom d’Alexandra. Elle est fille unique de son père Louis David et de sa mère Alexandrine Borghmans. Son père est instituteur puis journaliste, il est protestant et se rebelle contre l’autorité du pays en tant qu’anarchiste. Sa mère est catholique, elle ne s’attendait pas à avoir une fille, elle aurait préféré avoir un garçon c’est pour cette raison qu’elle ne portera que très peu d’amour à son unique enfant Alexandra.

Nous ne pourrons pas indiquer de lieu précis pour cette biographie car comme dit précédemment Alexandra David Néel est une exploratrice, elle voyage beaucoup et dès son enfance elle prend goût à la découverte de nouveaux horizons. Voici les différents élèments confortants le fait qu’Alexandra David Néel est très curieuse et voyage beaucoup : Alexandra David Néel naît en France en 1868, mais très rapidement elle s’adonne à l’art de la fugue qu’elle pratiquera jusqu’à sa majorité. A l’âge de 6 ans, sa famille part pour la Belgique (c’est durant sa jeunesse en Belgique qu’elle fait la rencontre de Elisée Reclue, celui-ci lui donne envie de s’intéresser aux idées anarchistes et féministes. Elle deviendra par la suite collaboratrice d’un journal féministe, elle participera à des réunions du Conseil National des Femmes). A l’âge de 17 ans,  elle part seule dans les Alpes pour les montagnes et les lacs Italiens.

Mais sa mère en assez de la voir voyager et l’oblige à revenir travailler dans le magasin familial pour vendre des tissus et des vêtements. En 1888, elle obtient la possibilité de partir étudier en Angleterre pour améliorer son anglais, elle pense que cette langue lui permettra de s’ouvrir au reste du monde de manière à voyager une fois de plus. Le 24 Octobre 1889, elle obtient sa majorité et s’installe a Paris a la société Théosophique. Elle est très curieuse et s’intéresse au mystère des choses et des êtres. (A cette époque, elle publie des écrits virulents sur la condition féminine  et écrit un traité anarchique (avec Elisée Reclus) que les éditeurs refuseront d’éditer car c’est une femme et  aussi à cause de la violence de cet écrit.) Lors de son séjour dans la capitale française Alexandra David Néel passe beaucoup de temps au musée Guimet. Elle affirme que c’est avec le temps qu’elle a passé dans ce musée que sa vocation d’orientaliste est née : elle devient la première femme de France bouddhiste. En 1900 elle va a Tunis car sa vie de chanteuse ne la satisfait plus. (elle y découvrira Philippe Néel qui est un ingénieur en chemin de fer, elle se mariera avec lui en 1904) Son mari comprend tout de suite que le rôle de femme au foyer ne correspond pas du tout a Alexandra qui a soif de voyages, Philippe organisera donc plusieurs excursions en Afrique, dans le désert ou bien en bateau mais cela ne lui suffit pas. En 1911, Alexandra, subventionnée par 3 ministères français, part en voyage pour les Indes pour étudier, elle y restera 14 ans (son mari ne la reverra que 14 ans après). Elle passe par le Népal en 1912. En Asie, elle commence un pèlerinage avec l’aide du maharaja du Népal qui lui fournit différents moyens de locomotion. Elle poursuit son pèlerinage en passant par le Sikkim (nord de l’Inde dans l’Himalaya) d’où elle est expulsée par le président britannique car elle s’est rendue deux fois au Tibet sans autorisation, elle décide donc de visiter le Japon.

Alexandra D N

Après le Japon elle se rend en Corée ou elle visite les montagnes qui lui rappellent très fortement le Tibet. Elle va ensuite en Chine a Pékin (elle y rencontrera des tibétains, au temple des lamas, qui l’aident a continuer son voyage à travers le monde.) Ils traversent donc une Chine qui est déchirée par la guerre civile et qui est atteinte de la peste. Ils passent par le Gobi, la Mongolie, et Kum-Kum (monastère au Tibet). En 1921, elle essaye d’atteindre Lhassa qui pour elle est une terre divine, mais durant 3 ans elle essaye de nombreuses fois de passer la frontière ou elle se fait tout le temps démasquer et ou elle est refusée. Elle finit un jour par se décharger de tous ses bagages pour s’y rendre a pied déguiser en mendiante. Avec ce déguisement elle parvient a y rentrer en 1924 a l’age de 56 ans. C’est la première femme d’origine Européenne a séjourner a Lhassa. Elle représente une femme courageuse , ambicieuse pour son époque et pour le peu de droit qi était réserver aux femmes. Après ce long voyage Alexandra reviendra en France pour s’installer dans les basses Alpes. Alexandra ne cesse d’écrire, de travailler et de donner des conférences en Europe. En 1937 elle part pour quelque mois en Chine armée d’appareils photo car elle pense que son voyage sera assez court a cause de son age.

Mais la guerre sino-japonaise, la guerre civile et pour finir la deuxième guerre mondiale éclatent ce qui ne lui permet pas de rentrer, elle reste donc bloquée durant 9 années en Asie avec de nombreuses épidémies,des famines, le froids… En 1941 son mari avec lequel elle ne cessait de correspondre par lettre meurt. En 1946 avec la fin des différentes guerre Alexandra rentre en France a l’age de 82 ans. A son retour elle publie différents ouvrages tels que « le lama aux cinq sagesses » ou « sous des nuées d’orage ». Lorsque son fils adoptif meurt en 1955(elle l’avait recontré lors de son premier voyage de 14 ans et l’avais ramené en France), Alexandra est perdue et se déplace d’hôtels en hôtels. Après avoir fêté ses 100 ans Alexandra ne cesse d’écrire même si elle est rongée par des rhumatismes qui la paralysent quasi totalement. Elle meurt en 1969 et et son dernier voyage est effectué lorsque ses cendres sont dispersées dans le Gange.

On comprend maintenant qu’Alexandra David Néel avait un grand intérêt pour le voyage qu’elle a pratiqué toute sa vie et aussi une passion pour l’écriture qui s’accompagne bien évidemment d’une curiosité gigantesque de sa part.

Cet article a été réalisé a l’aide de la biographie : « Le lumineux destin d’Alexandra David Néel » de Jean Chalon.

 

 A.D.C.B et  N.L.