Mme Du Chatelet ou l’une des premières femmes scientifiques

 

Trouvaille et extraordinaire récit sur une femme particulièrement maligne du XVIIème siècle !

« Sois belle et tais toi »

Les femmes ont très longtemps été privées d’une multitude de droits, cependant cela ne les a pas empêchées de n’en faire qu’à leur tête ! Et fort heureusement nous direz-vous ! Autrement où en serait le monde aujourd’hui ?

Bien sûr au XVIIème siècle ce n’était pas la majorité. En effet privée du droit d’apprendre, seule une petite minorité de femmes particulièrement brillantes, tenaces et particulièrement curieuses et surtout issues des milieux favorisés a pu se consacrer à l’étude des sciences. Alors n’étant pas admises dans les universités, ces femmes prenaient des cours particuliers ou alors en apprenait par elles mêmes. D’ailleurs ces astronomes, mathématiciennes, physiciennes, chimistes ont fait de grandes découvertes mais certaines sont passées quasiment inaperçue au cours de l’Histoire. Certaines, d’ailleurs à l’origine d’avancées considérables, ont œuvré dans l’ombre d’un frère, d’un mari, comme Marie Curie… et c’est le nom de ce dernier qui est devenu célèbre.

Il ne faut cependant pas oublier que ce droit à l’éducation reste quand même réservé aux plus privilégiés. La plupart du temps, pour les hommes, plus les femmes sont spirituelles et cultivées, plus elles sont dangereuses : ils se méfient de leur curiosité. Elles apprenaient en partie à devenir une mère et une épouse modèle, elles recevaient un enseignement domestique : il s’agissait d’apprendre des choses pratiques, comme filer, coudre, connaître les soins, l’hygiène, pour pouvoir plus tard servir leur mari et leur famille. En fait, elles recevaient une éducation restreinte, dans le seul but d’être au service de leur famille.

Et parmi les exceptions à ces règles de société, il a existé au XVII  siècle une femme particulière. Elle a réussi à séduire Voltaire ! Elle s’appelle Madame du Châtelet. Vous la connaissez ? Non ?! Et bien nous allons éclairer votre lanterne !

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Madame du Châtelet, alias Madame Voltaire

Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, plus connue sous le nom d’Émilie du Châtelet ou bien Madame Voltaire est née à Paris en 1706 et morte à Lunéville en 1749. Fille du Daron de Breteuil celle ci appartient à la riche noblesse des robes. C’est une mathématicienne, femme de lettres et physicienne française. Elle est essentiellement connue pour avoir traduit du latin au français « Les principes mathématiques et de la philosophie naturelles » du scientifique  Newton mais également pour avoir été la maîtresse du philosophe Voltaire.   Contrairement à d’autres hommes, celui-ci va l’encourager à s’engager dans les sciences et les mathématiques. En effet, à cause de son statut de femme savante elle sera très mal vue des autres Dames de la Cour mais aussi de la plupart des hommes.

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Ouvrage de Madame Voltaire reposant sur les principes mathématiques de la philosophie naturelle

Par ailleurs, si vous voulez connaître dans les détails sur Madame de Voltaire, au lieu d’aller lire un quelconque article sur Wikipédia, chers lecteurs, et tomber d’ennui, nous vous recommandons très fortement d’aller lire sa biographie romancée intitulée « Madame Voltaire «  publié par le journaliste Gilbert Mercier en avril 2001.

Celle-ci relate avec légèreté ainsi qu’avec un brin d’humour la vie « La divine Émilie ». Vous en saurez alors plus sur Madame du Châtelet mais pas seulement ! Vous entrerez dans son intimité, apprendrez les différentes facettes de tout son entourage, dont notamment son plus grand amour qui n’est autre que le philosophe Voltaire.

Nous vous souhaitons donc une bonne lecture !

Autrement, si la lecture n’est pas du tout à votre goût, vous pouvez très bien voir la pièce de théâtre: « Les femmes de génie sont rares ? », d’Anne Rougée  que nous avons pu voir au lycée .

Source de la première de couverture du livre traduit : http://camillesourget.com/wp-content/uploads/2013/12/Du-Chatelet_titre.jpg

D.K. et P.S.